Nicolas BENEZET (EA Guingamp, Ligue 1) : « On ne fait que du ballon, on n’est pas des héros… »

Aux antipodes de l’image négative du footballeur professionnel, Nicolas Benezet est atypique en Ligue 1. Très actif sur Twitter où son humour fait un carton, l’ancien « Crocodile » du Nîmes Olympique se considère comme un simple joueur de football, ni plus ni moins. Passionné de beau jeu et de football anglais, ce fan de Marco Verratti s’est livré en toute simplicité. Comme à son habitude…

 

Nicolas Benezet, tout d’abord, comment vas-tu après des dernières semaines très compliquées à cause d’une pubalgie ?

Je me suis fait une petite lésion musculaire mais ce n’est rien de grave. Après, vu qu’il y a deux matchs dans la semaine, je pense les louper. Mais sinon, ça va, la pubalgie est partie.

Quel regard as-tu sur ta première partie de saison ?

Elle est un peu mitigée à cause de ma pubalgie, qui est intervenue assez tôt. Mes performances ont forcément été moins bonnes avec cette blessure. Mais bon, j’espère revenir rapidement à mon meilleur niveau.

Tu as connu le CFA2 avec la réserve du Nîmes Olympique, le National et la Ligue 2, avant de débarquer dans l’élite. C’est un autre monde ?

Ça n’a absolument rien à voir, que ce soit sur le plan sportif ou extra-sportif. Tout le monde regarde ce que tu fais, ce que tu dis. Les médias sont là et observent tout. Tu n’as vraiment pas le droit à l’erreur.

Tu es heureux aujourd’hui ?

Oui, évidemment. Je suis très bien à Guingamp, en plus, les résultats commencent à venir donc ce n’est que du bonheur.

Quel joueur de Ligue 1 t’a le plus impressionné depuis que tu es dans l’élite ?

C’est Marco Verratti, il est vraiment très fort. C’est un sacré joueur.

Quel est ton meilleur souvenir en Ligue 1 ?

C’était avec Evian, lors de la dernière journée face à Sochaux. La semaine précédent le match, j’avais beaucoup de mal à dormir, il y avait une pression énorme. C’était vraiment une finale, surtout que Sochaux était sur une excellente dynamique et ne faisait que gagner. On jouait à l’extérieur, il fallait faire un match énorme pour nous en sortir. C’était magique.

On sait que tu es un joueur qui aime avoir le ballon, qui est très technique. Gourvennec a également l’habitude de bien faire jouer ses équipes. Tu dois être heureux dans ce collectif qui aime le jeu…

Exactement. Malheureusement, on est passé à côté de certains matchs que l’on aurait dû gagner. Ça nous a empêché d’être dans le top dix et de pouvoir jouer beaucoup plus sereinement. On revient bien en 2016, on fait de bons résultats. J’espère que l’on va continuer sur cette lancée pour vite se sortir du danger.

Dans quel domaine dois-tu progresser ?

Ce n’est pas forcément à moi de marquer des buts mais j’aime bien être décisif. Surtout les passes décisives, j’aimerais bien en faire un peu plus.

Que penses-tu du niveau de la Ligue 1 ?

Je ne regarde pas souvent. Après, le seul championnat qui me fait vraiment rêver, c’est l’Angleterre. On ne se pose pas de questions, ça va d’un but à l’autre. Je n’ai rien contre certaines équipes qui jouent derrière, mais j’aime le football offensif, quand on marque des buts.

Tu as été formé au Nîmes Olympique, tu es d’ailleurs resté très proche de ce club. Voir les Crocos remonter la pente doit être un vrai bonheur pour toi… 

Tu ne peux pas savoir ! Je suis leur premier supporter. Comme j’ai déjà dit, je regarde très peu de matchs. Mais quand il y a Nîmes à la télévision, j’essaye vraiment de regarder. Je suis fou de ce club. Je suis très heureux que ça aille mieux et qu’il soit sorti de la zone de relégation. Après, il ne faut pas lâcher et continuer à prendre des points.

Comment expliques-tu cet engouement que connait le club depuis quelques semaines ?

Il y a une réelle identité. C’est important d’avoir gardé de vrais Nîmois, des gars du cru, que ce soit dans le staff ou chez les joueurs. C’est certainement l’une des clés de la réussite actuellement.

Au delà d’être un bon joueur de Ligue 1, tu es certainement l’un des plus actifs sur Twitter. On t’en parle souvent ?

Oh oui, tu n’es pas le premier ! (rires) Beaucoup de joueurs se prennent un peu la tête. Moi, je vais sur Twitter pour rigoler, c’est un divertissement. Je n’y vais pas pour parler de mes performances.

Justement, tu as toujours gardé la tête sur les épaules. C’est l’une des raisons de cette présence aussi atypique sur Twitter ?

Sûrement. Je ne me suis jamais pris la tête. On ne fait que du ballon, on n’est pas des héros, des pompiers ou des médecins. On donne juste du plaisir aux gens, il n’y a pas de quoi s’enflammer pour ça. Après, c’est sûr que ça apporte de la notoriété. C’est pour ça que pour moi, Twitter, c’est pour mettre des conneries, des photos, chambrer les copains.

Pour terminer, que peut-on te souhaiter pour la fin de saison ?

La santé. Que je me remette de cette blessure et que je continue ce que j’ai commencé ces derniers mois.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

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