Adrien REGATTIN (Toulouse FC) : « Je préfère gagner 3-2 que 1-0… »

Il faut souvent se battre pour réussir et briller. Dès son plus jeune âge, Adrien Regattin a vite compris que rien ne lui serait épargné. Recalé par le centre de formation du MHSC, le jeune joueur de 1m66 a démarré en National au FC Sète 34, avant de se faire recruter par le Toulouse FC. Débarqué dans la ville rose pour jouer en réserve, le natif de Champigny sur Marne s’imposera finalement en équipe première à force de travail et de persévérance. A 24 ans, Adrien Regattin comptabilise plus de 130 matchs en Ligue 1, comme une revanche pour tous ceux qui n’ont pas cru en lui. Fan d’Andres Iniesta et de tous les créateurs en général, le « petit Ribéry » du FC Sète 34, comme le surnommait son coach de l’époque, a accepté de se livrer. Entretien…

Adrien Regattin, dans cette Ligue 1 très physique, tu as un profil très atypique. Avec ton petit gabarit et ta technique, tu es un joueur qui aime aller vers l’avant. Cette préférence pour le jeu offensif se retrouve dans ta vision du football ?

Pour moi, le football doit rester un spectacle. Les gens doivent venir au stade pour se régaler. Je préfère gagner 3-2 que 1-0 ! Les supporters payent leur place pour prendre du plaisir, pas pour assister à un match avec deux tirs cadrés par équipe. Malheureusement, en France, beaucoup jouent comme ça. La preuve, les stades ne sont pas pleins, ce n’est pas une critique mais un constat. Mais il faut faire attention, prendre du plaisir, ce n’est pas forcément mettre des petits-ponts ou d’autres dribbles. Même si pour les yeux, c’est bien (rires).

A tes yeux, qu’est ce qu’un joueur de haut niveau ?

C’est quelqu’un qui est très exigeant avec lui-même. Le joueur de haut niveau doit être très sérieux et très professionnel, que ce soit à l’entraînement ou chez soi pour l’hygiène de vie. Et puis il doit toujours vouloir progresser, gagner des trophées…

Revenons à la Ligue 1. C’est compliqué de faire du beau jeu dans un tel championnat ?

Oui, la Ligue 1 est très physique ! C’est compliqué de développer du jeu car les blocs sont très compacts. Il n’y a pas beaucoup d’espaces, ça ne part pas dans tous les sens comme dans certains championnats. La Ligue 1 est très tactique.

Tu as joué ton premier match dans l’élite en décembre 2009. Quel est ton meilleur souvenir ?

Je vais en dire deux. Le premier, je pense que c’est la signature de mon premier contrat professionnel. C’était un rêve d’enfant qui se réalisait. Ensuite, le deuxième restera mon premier but en Ligue 1, c’était à Nice.

Au cours de toutes ces années, quelle équipe as-tu trouvé la plus impressionnante ?

Sérieusement, c’est dur de ne pas parler du PSG d’aujourd’hui. Quand on pense à tous les grands joueurs qu’il y a dans cette équipe avec les Thiago Silva, Verrati, Di Maria ou encore Ibrahimovic, c’est très fort. Après, il y a un joueur que j’avais trouvé très bon pour son âge quand je l’avais affronté face à Lille. C’était Eden Hazard.

Si tu avais un modèle, ce serait qui ?

J’aime beaucoup ce que font les deux extraterrestres Messi et Ronaldo, c’est assez incroyable. Sinon, au niveau du style de jeu, je suis un grand fan d’Andres Iniesta. C’est simple, j’aime tout ce qu’il fait, même une passe à deux mètres (rires). Après, le joueur qui m’a vraiment fait rêver, comme beaucoup de personnes je pense, c’est Ronaldinho. C’était un régal de le voir sur un terrain.

« C’est un super sentiment de marquer un but mais je ne débute jamais un match en me disant qu’il faut que je marque. Je préfère faire une passe décisive, mettre mes partenaires en position de marquer. Marquer n’a jamais été une obsession pour moi et ça ne le sera jamais. » Comme Marco Verrati, tu préfères offrir une passe décisive que de marquer un but ?

Sans hésitation, oui. Pourquoi ? Tout simplement car j’aime faire plaisir et voir les gens heureux. Que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours.

Il n’est pas rare de voir des professionnels oublier leur club formateur. De ton côté, tu es toujours resté très proche du FC Sète 34 et de tes anciens coéquipiers…

Oui, je suis toujours le FC Sète, ça restera toujours en moi. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est aussi grâce au club, je lui dois beaucoup. Je souhaite que le FC Sète s’accroche, qu’il ne lâche rien. Il y a des saisons difficiles, mais ces difficultés pourront servir aux joueurs et au club à l’avenir, j’en suis sûr. Il y a tellement de potentiel, le FC Sète mérite mieux que le CFA.

Que peut-on te souhaiter pour la fin de saison ?

Un maintien en Ligue 1 !

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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