Johnny ECKER : « J’ai toujours pensé que j’étais un joueur moyen… »

Avec près de 400 matchs au haut niveau en quinze ans de carrière, Johnny Ecker aura laissé des souvenirs impérissables dans les clubs où il est passé. Aujourd’hui président de l’EFC Beaucairois, le buteur d’un soir d’été à Parme, n’a jamais oublié les valeurs qui lui ont permis de connaître un jour les joies du haut niveau. A 43 ans, il s’efforce aujourd’hui de partager et de transmettre aux plus jeunes. Histoire de boucler la boucle…

Il aura arpenté les terrains de l’hexagone pendant de nombreuses années. Avec une finale de Coupe de l’UEFA ou encore une finale de Coupe de France à son actif, Johnny Ecker peut se vanter d’avoir connu une brillante carrière. Pourtant, celui qui a marqué un but magistral face à Parme en 2001, reste très modeste sur ses quinze ans au plus haut niveau. « Pendant ma carrière, j’ai toujours pensé que j’étais un joueur moyen. J’ai beaucoup travaillé pour avoir le chance de vivre ce que j’ai vécu. Je n’ai pas oublié d’où je venais. J’ai grandi dans une famille modeste, où on m’a transmis des valeurs que je n’ai jamais reniées. Même si j’ai pu gagner de l’argent, je suis toujours resté le même. C’est certainement mon éducation qui m’a permis de rester comme j’étais avant. Tous les gens qui m’ont connu peuvent le dire. » Cette simplicité se retrouve également lorsque l’ancien défenseur évoque ses souvenirs. « C’est très difficile d’en choisir un en particulier. Je pourrais en sortir quelques-uns mais j’ai toujours l’habitude de dire que mon meilleur souvenir, c’est ma carrière. »

Mais au delà de ce caractère bien particulier qui le rend si atypique, Johnny Ecker connait parfaitement le football français. Passé par le Nîmes Olympique, le LOSC, l’En Avant Guingamp ou encore l’Olympique de Marseille, l’homme aux 384 matchs en professionnel a un avis bien tranché sur le niveau du ballon rond en France. « Je pense qu’on est dans un championnat de seconde zone. C’est dommage car je trouve qu’on ne met pas assez en avant nos joueurs français. La formation française a de la qualité. Quand je vois que l’on va chercher des étrangers avec des salaires très élevés, alors qu’on a des jeunes à qui on ne donne aucune chance, c’est triste. Même dans le monde amateur, il y a des garçons qui jouent en National, en CFA ou encore plus bas, et qui pourraient jouer en professionnel. On sait que le football français est en crise, notamment au niveau financier. Je pense qu’il faut donner une chance à nos jeunes. » explique l’ancien défenseur, resté très proche de la jeunesse et de la formation. Une vision qu’il retrouve totalement dans les valeurs du football amateur, qu’il a découvert il y a quelques années. « Mon ami Youssef Bouzar m’avait demandé de lui donner un coup de main. J’ai accepté car c’était un challenge intéressant. Ensuite, le fait de pouvoir apprendre le football à mon fils m’a vraiment poussé à m’investir là dedans. » ajoute l’ancien défenseur, aujourd’hui président de l’EFC Beaucairois. Une passion qui lui prend une très grande partie de son temps. « C’est vraiment important pour moi. Aujourd’hui, le club compte plus de 150 licenciés, nous avons des éducateurs compétents. Nous voulons transmettre des valeurs de respect, de solidarité. C’est la grande priorité. Comme je dis aux parents, sur le terrain, les jeunes sont mes enfants. Je les traite comme si c’étaient mes gosses. Ils doivent respecter l’arbitre, l’adversaire, les coéquipiers. C’est la base de tout, c’est essentiel de porter ces valeurs aux jeunes. »

Aujourd’hui, Johnny Ecker aime transmettre et partager tout ce qu’il a appris au cours de sa carrière professionnelle. Très proche des jeunes, l’ancien Crocodile n’imagine pas une seule seconde se détourner de la formation pour coacher un groupe senior. « Il ne faut jamais dire jamais, c’est ce que l’on m’a appris. Après, pour être très sincère, je ne pense pas du tout à ça. J’ai passé mes diplômes d’éducateur pour entraîner et former les jeunes. Transmettre ce que je sais aux enfants, voir leurs sourires, leur progression, c’est ce qu’il y a de plus beau. Je n’ai pas du tout envie d’arrêter… »

Bérenger Tournier

Crédit photo : SO Foot

 

 

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